Samedi 11 février 2017, à Bobigny, entre l’arrêt de métro et le Tribunal de Grande Instance, quelques milliers de personnes se rassemblent contre les violences policières, et en soutien à Théo, jeune homme victime de viol lors d’un contrôle de police dix jours plus tôt à Aulnay-sous-Bois.
Le lieu n'est pas choisi par hasard, car c'est au tribunal de Bobigny qu'ont été jugés six jeunes interpellés à Aulnay-sous-Bois lors d'affrontements avec la police, dans la nuit du 6 au 7 février. Cinq de ces jeunes ont été poursuivis et condamnés pour "délit d'embuscade", grâce à la procédure de comparution immédiate, quand la procédure en cours envers les policiers est passée entre les mains d'un juge d'instruction et prend du temps. Un deux poids-deux mesures qui passe mal pour les gens présents au rassemblement.
Après une heure de prises de paroles de nombreuses personnes, et d’appels au calme et à la non violence, une confrontation éclate entre la police et une partie des manifestants, sur la passerelle qui mène au tribunal.

Cela dégénèrera petit à petit vers une émeute, qui se poursuivit jusqu’à tard dans la soirée.
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