Sélection d'un séjour de trois semaines au Japon avec un ami. De Tōkyō à Kyōto, d'Inari à Osaka, en passant par Nara, Kamakura et jusqu'à Nikko, ces images retracent nos déambulations. 
6h du matin, à l'heure de Dubaï, le soleil se lève à l'horizon. Il y a un côté envoûtant à ce jour levant..
Arrivés à Tōkyō en fin de soirée, premier tour dans le quartier d'Ueno, en quête d'un lieu où dormir. Les lumières, les sons, l'odeur, tout est nouveau, et à la fois familier. Un sentiment de familiarité alors que nous découvrons ce que nous avions aperçu, et fantasmé, à travers mangas, livres, films, animes et jeux-vidéos.
L'Étang de Shinobazu, dans le parc d'Ueno, ce même soir, après avoir déposé les bagages dans une auberge de jeunesse. Réserver ? Pourquoi faire, quand le guide du routard nous a suffi pour trouver l'hébergement à l'arrivée à Ueno en une quinzaine de minutes.
Le quartier d'Akihabara, royaume de l'électronique et du jeu-vidéo. Dans le bâtiment Sega, chaque étage est une salle d'arcade à thème. Ici, un jeu sur écran tactile dont le but est de tracer les formes qui se présentent à l'écran en enchaînant les points. On porte des gants (similaires à ceux que l'on porte pour manipuler des photographies en labo) pour ne pas se brûler les doigts avec les mouvements brusques et répétés sur l'écran.
Kyōto. Au japon, la majorité des lignes électriques sont aériennes. En découle un dédale de câbles.
Toujours à Kyōto, portrait coloré dans le Nishiki Market. Une galerie couverte de 400 mètres, comptant plus d'une centaine de magasins et restaurants.
Après quelques jours à Kyōto, nous partons pour Arashiyama, zone touristique forestière située à l'ouest de la ville, et connue pour sa forêt de bambous, ainsi que pour le pont Togetsukyō. Deux bus, ainsi que ce tramway (sans parler de l'heure de marche à l'aveugle) nous amènent à notre destination.
Nous visitons le site du Kinkaju-Ji, ou Pavillon d'Or, pour finir la journée au monastère zen Ryōan-ji. Les espaces forestiers entourant le monastère inspirent calme et sérénité.
Retour à la gare de Kyōto, où nous déposons nos bagages dans des casiers à code (largement utilisés au Japon), pour se rendre plus légers au sanctuaire Fushimi Inari Taisha. 
Situé à vingt minutes de train au sud de Kyōto, le site est célèbre pour ces milliers de Torii (portes) vermillons, qui marquent l'entrée d'un lieu sacré.
Nous dormirons ce soir à Nara, connue outre pour son histoire, pour ses daims qui se balladent en liberté dans les parcs et sur les routes de la ville.
 Osaka, 3ème ville du pays, et retour à l'urbanisme tentaculaire. L'observatoire panoramique à 360° du Umeda Sky Building donne un bon aperçu de la chose.
Le lendemain, en chemin pour visiter le Château d'Osaka, des enfants s'amusent à regarder les carreaux décorés d'une allée couverte. 
Nous retrouverons au château deux australiens rencontrés la veille à Nara, le monde est si petit.
Retour à Tōkyō, vue d'Akihabara depuis un bâtiment pour se couvrir de la pluie.
Le soir, nous déambulons dans l’arrondissement de Shibuya et sa très chic avenue Omotesandō (surnommée les Champs-Élysées de Tōkyō.)
Dans un immeuble, une structure cristalline en miroirs attire mon attention.
Ce soir là, visite de la zone portuaire Odaiba. Nous rentrons à l'auberge, quand je m'aperçois que mon guide du routard dont je m'étais servi pour stabiliser l'appareil, est resté là bas. J'y retourne seul, et retrouve le précieux livre. Tant qu'à faire, autant flâner un peu et reprendre quelques images. La batterie de l'appareil me lâche. Qu'à cela ne tienne, j'ai le boitier argentique. Je découvre seul le quartier de Shibuya. Puis vient l'heure de rentrer. Ou presque, la ligne circulaire Yamanote ne fait, pour ses deux derniers trajets, apparemment, que la moitié du chemin. Me voilà en gare d'Ikebukuro, à 10 km de notre camp de base, Asakusa. C'est parti pour une longue marche nocturne avec carte, boussole, dans la nuit.
Je demande mon chemin à des policiers, qui s'exclament あるいて?本当に? –À pied, vraiment ? – Bah oui, à pied, je suis touriste. Ce sentiment d'égarement et de liberté fait de ce souvenir le meilleur du voyage. Je prends quelques images à l'argentique, ici un chauffeur de taxi dort dans son véhicule en attendant un appel, probablement.
Nous partons pour la journée à Kamakura, histoire de voir la côte, et goûter à l'océan pacifique au moins une fois. Cette photo est la première que je prends de la journée, et restera pour moi l'image iconique de ce voyage.
Nous devions aller à Kamakura la veille, mais un typhon est passé par là ce jour là. Le lendemain, c'est une plage à demi désolée qui s'offre à nos yeux. Cela n’empêche pas les japonais de se baigner, et nous leur emboîtons le pas. Chose amusante, des panneaux indiquent que la plage est interdite si l'on porte un tatouage, traditionnellement l'apanage de la mafia... Sur le chemin du retour, une boutique, dans le quartier Yuigahama.
Ce jour là, un aller-retour dans une petite ville au nord de la capitale, pour visiter le parc national de Nikko, qui abrite un important site de sanctuaires Shinto ainsi qu'un temple bouddhiste. On compte une centaine de bâtiments, remontant jusqu'à 1600 pour la plupart. Cette bâtisse, située, dans le sanctuaire Shinto Nikkō Tōshō-gū et dénommée Kyōzō, servait au stockage de sutras et de livres décrivant l'histoire des temples.
Loin, très loin du calme de Nikko, le soir même, à Tōkyō,  dans l'arrondissement de Shinjuku, nous visitons le fameux quartier chaud Kabukichō, cœur de la vie nocturne adulte japonaise. Bars à hôtesses, saunas, strip clubs, love hotels, salles de pachinko (un jeu de hasard très connu au japon, croisement entre machine à sous et flipper) et bien sûr, karaokés.  Avec en fond, les yakuzas, de moins en moins présents, les rabatteurs et surtout, un fouillis d'enseignes néons criardes qui feraient passer Las Vegas pour une bourgade à peine éclairée...
À 300 mètres du Kabukichō, loin des néons, on trouve un quartier de 500 mètres de côté, fait de cinq étroites rues parallèles abritant environ 200 bars minuscules (4m² en moyenne). Bienvenue à Golden Gai. Lorsque nous y sommes passés, tout était fermé, aussi je citerai le guide du routard : "À moins que vous n'y alliez avec un habitué vous ne serez pas nécessairement le bienvenu. À vous d'errer, de renifler, de croiser des regards et des atmosphères hospitalières. Question d'intuition et d'interprétation des signes...". Je ne louperai pas ça, la prochaine fois.
La fin du voyage approchait. Dans le quartier de Shinjuku ouest, nous sommes montés dans le siège du gouvernement métropolitain de Tōkyō. 48 étages, pour 243 mètres de haut. L'observatoire situé à 202 mètres est librement accessible et gratuit et en fait un point de vue idéal sur la ville, qui s'étend à perte de vue.
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